Parfums : le jeu des sept familles olfactives, partie 2

Ce second volet de notre article sur les familles olfactives nous invite sur les chemins cachés dans les sous-bois, au plus profond des forêts, à la rencontre de l’animal sauvage qui sommeille en chacun d’entre nous… Mais aussi de l’enfant espiègle qui ne disparaît jamais tout à fait… Suivez-nous !

Les Fougères : de l’ombre à la lumière

Le nom de cette famille vient du parfum Fougère Royale, crée par la maison Houbigant en 1884. Elle désigne les parfums construits autour d’un même schéma, à savoir une tête lavandée, un cœur floral géranium sur un fond vanillé et mousse de chêne. Bien qu’elle contienne plusieurs notes florales, c’est une famille essentiellement masculine. À son apparition au XIXe siècle, la famille des fougères était considérée comme une véritable révolution dans le monde des parfums. En effet, il était surprenant pour l’époque d’associer lavande, mousse de chêne et bois précieux. Au fil des ans cette famille a évolué pour devenir plus légère et plus fraîche. Bien que cela puisse paraître étonnant les parfums à base de plantes donnent souvent une odeur virile, que l’on associe à une peau mâle, fraîchement rasée. Pourquoi ? Car à une certaine époque, que d’aucuns qualifieront d’éloignée, la lotion après rasage n’existait pas. Les barbiers appliquaient alors de l’huile essentielle de lavande mélangée à des herbes aromatiques pour apaiser le feu du rasoir et accessoirement cautériser les plaies éventuelles. Le temps aidant, de génération en génération, nous avons finalement associé ce mix de senteurs aux hommes, faisant de cet accord un classique dans la parfumerie masculine. Cette famille regroupe donc toutes les compositions comportant des herbes aromatiques comme la lavande, le romarin, le thym, l’eucalyptus, la menthe, l’anis étoilé, etc.

Les Boisés : une forêt de senteurs

On pourrait penser que le bois n’a qu’une seule et même odeur, pourtant la famille boisée rassemble les notes les plus étonnantes de la parfumerie ! Les musiciens le savent bien : chaque type de bois donne un son particulier. Il en est de même en parfumerie : chaque arôme boisé a sa particularité, chaque arbre en fonction de son origine et du lieu où il grandit sa propre senteur et c’est justement ce qui rend chaque note boisée si unique. Le bois de santal, par exemple, émet un accord onctueux, crémeux et doux qui vient se heurter à l’odeur du cèdre, sèche, verte et résineuse. L’Oud, également appelé « Bois d’Agar » ou encore « Le bois des dieux », n’est autre que le fruit d’une réaction naturelle de défense de l’arbre. En effet ce dernier produit une résine parfumée en réaction aux attaques des insectes et des champignons. Cette résine précieuse vaudrait son poids en or et certains parfumeurs en parlent comme du nouveau patchouli ! Chez Nino Amaddeo, les boisés ont trouvé un abri accueillant, que ce soit au sein de Catch me if you can ou de S’enflammer, by Nino Amaddeo.

Les Cuirés : réveiller l’animal

Les notes de cuir étaient initialement conçues avec les chutes de cuir récupérées de la fabrication de bottes de l’armée russe. Après les avoirs récoltées, les parfumeurs de Grasse les infusaient et les tannaient avec des pelures de bouleau brûlées. C’est ce procédé qui conférait cette senteur si caractéristique aux notes cuirées. Au fil du temps cependant, le cuir fut substitué par de l’essence d’écorces de bouleau, les matières premières animales disparaissant peu à peu pour être remplacées par des notes synthétiques. A l’origine, à cause de son odeur très présente, voire animale, le cuir était essentiellement utilisé dans des parfums pour hommes. Mais le temps passant, il fit son apparition dans les fragrances féminines, en étant généralement associé à des notes florales. Sans dévoiler de secret, c’est la famille de Cuir Superbe de Nino Amaddeo.

Les Gourmands : le plus beau des péchés

Guimauve, pain d’épice, caramel, comme échappés du placard de nos grands-mères… Les notes gourmandes de cette famille allient la barbe à papa à la pomme d’amour… Autant de fragrances affectives, chargées d’émotions et de souvenirs qui constituent aujourd’hui une vibrante expression de la sensualité et de la féminité. Mais la gourmandise est la voisine de l’écœurement. Les parfumeurs disposent, pour éviter cette saturation, de nombreuses fragrances comme la vanille ou la fève tonka. Cette gourmandise là est un cri, une délicieuse affirmation du plaisir de vivre. Si malgré tout la gourmandise déborde et sature, on peut la mélanger à une crème pour le corps au parfum plus neutre afin de laisser sur sa peau un sillage délicieux. Tel cet enfant qu’il n’a jamais cessé d’être, c’est avec gourmandise que Nino Amaddeo a créé La vie rêvée, un parfum aux notes gourmandes et orientales, où la guimauve et la fleur d’oranger se rencontrent sur un lit de vanille et fève tonka.

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Notre voyage touche à sa fin. Ce tour d’horizon des familles olfactives dessine le paysage dans lequel Nino Amaddeo vit au quotidien. Entre rêve et poésie, sensualité et audace, inventivité et maîtrise, c’est un océan subtil sur lequel Nino Amaddeo vous invite à voyager à sa suite, au gré des fragrances, comme autant d’îles merveilleuses aux caractéristiques uniques. A vous de trouver la vôtre au sein de l’archipel imaginé par Nino… Rendez-vous sur notre boutique pour poursuivre la découverte !

Bien sûr il serait vain de vouloir embrasser toute l’étendue du monde des parfums. C’est un véritable continent de découvertes, une “terra semper incognita”, ce territoire toujours vierge que Nino Amaddeo explore depuis toute sa vie de créateur. Intuitif et fougueux, il vous réserve encore bien d’autres surprises, que vous découvrirez au fur et à mesure de votre voyage au pays des fragrances.