A la découverte des matières premières de Cuir Superbe

A la découverte des matières premières fantastiques de Cuir Superbe, et l’art de les marier selon Nino Amaddeo.

« C’est un parfum contradictoire, à la fois gourmand et oriental, sensuel et délicat. Je voulais des matières qui s’entrechoquent, qui provoquent. Noisette et Cuir, Figue et Oud… Toutes soudées par un ingrédient central, qui se marie parfaitement avec toutes les matières, pour les assembler en une seule création : l’Iris. »

Figue

Certains ingrédients sont de véritables emblèmes de leur région d’origine. Ce n’est pas par hasard que Nino Amaddeo aime ce fruit ! La figue incarne la French Riviera. Elle apporte aux créations un parfum fruité ensoleillé aux accents verts et lactoniques.

Si le fruit de la figue en lui-même libère une succulente odeur, sachez que son bois et ses feuilles sont également parfumées.

Ce que Nino aime dans cette matière première : « Elle apporte une fraicheur lactée en note de tête et se marie divinement bien avec les notes blanches et orientales. Elle me rappelle l’été à Juan les pins, les figues chaudes toutes juste dérobées d’un arbre au cours d’une ballade… »

Iris

Iris, son nom nous vient du grec, signifiant Arc en ciel. Et sa palette d’odeurs pourrait bien s’y apparenter ! Cette racine odorante nous délivre une multitude de facettes, que les parfumeurs se régalent à explorer. L’absolu d’Iris est l’un des ingrédients les plus chers et ne s’utilise que dans la parfumerie de prestige. Saviez-vous qu’il faut plus d’une tonne d’iris pour obtenir 2kg d’absolue ? Et beaucoup de patience… Les rhizomes doivent sécher pendant 2 à 3 ans pour pouvoir être distillés et obtenir du beurre d’iris. 

Ce que Nino aime dans cette matière première : « L’Iris est une matière qui me trouble. Son parfum est à la fois puissant et doux, ses effluves sont chauds et raffinés, c’est une contradiction de la parfumerie et cela me plaît. Dans Cuir Superbe, elle vient apporter une coordination entre toutes les matières, telle une colonne vertébrale, ralliant les notes fraîches et lactées de la Figue avec la sensualité des notes de fond orientales. »

Cuir

Grasse, capitale de la parfumerie, fut au départ la capitale de la tannerie. Son cuir était célèbre pour sa qualité et sa couleur verdâtre obtenue par macération dans le myrte. Peu à peu, grâce à son climat idéal, les champs de fleurs complètent le paysage, offrant une seconde notoriété à la ville. Grasse, ville de tannerie et de fleurs odorantes, se consacre sans réserve à la fabrication des cuirs parfumés. Quelques années plus tard, les tanneurs cèdent leur place aux parfumeurs, laissant une trace indélébile dans la parfumerie d’exception.

 Ce que Nino aime dans cette matière première : « Le cuir est à lui seul une signature. Une seule goutte et le parfum devient racé, élégant, distingué. Il me rappelle mon enfance en Italie. Ma mère était couturière. Je passais toujours la voir dans son atelier. Je me faisais tout petit et j’observais cette ambiance hors du temps : le rire des femmes, l’odeur du cuir travaillé par les artisans, la chaleur de la Calabre… »

 Oud

Pourtant peu utilisé en Europe au début du siècle, le bois de Oud est aujourd’hui l’ingrédient incontournable de la parfumerie de niche. Il fascine les parfumeurs avec ses facettes capiteuses et envoûtantes, et ce, malgré son prix prohibitif qui surpasse celui de l’or. 

Pourquoi le oud fascine-t-il tant ? A cause de la signature de son sillage : un boisé-cuiré-animal.  Généralement mixte, impossible de rester impassible ! Car une chose est sûre, porter un parfum composé d’essence de bois de oud est un choix délibéré.

Ce que Nino aime dans cette matière première : « Le Oud c’est un peu le Patchouli des temps modernes. Lorsque je l’ai senti pour la première fois j’ai eu le même effet que lorsque j’ai découvert le Patchouli. C’est une mine d’or olfactive ! Mais il faut savoir l’apprivoiser, et sa complexité ne fait qu’attiser ma curiosité… »